Foires
aux questions
Q : Dans quels cas spécifiques
déconseilleriez-vous
un blanchiment des dents?
R
:
Il est difficile de déterminer
des contre-indications réelles
car elles peuvent être
contournées dans plusieurs
situations. La présence
de couronnes sur certaines dents
peut être une contre-indication.
En fait, on peut faire un traitement
de blanchiment mais le patient
doit être averti que ces
couronnes ne blanchiront pas...
elles devront être reprises
après le traitement.
Cette situation peut être
une contre-indication mais celle-ci
n'est pas incontournable. La
présence de restaurations
de résine composite présente
le même problème.
Des patients non coopératifs
ou qui ne désirent pas
réellement blanchir leurs
dents peuvent aussi être
une contre-indication. On pense
par exemple au patient qui ne
le fait pas pour lui-même
mais pour faire plaisir à
son conjoint ou à ses
parents! La motivation nécessaire
pour poursuivre une traitement
durant 6 à 8 semaines
devient un élément
essentiel de la réussite.
Q
: Est-ce que les fumeurs doivent
s'abstenir de fumer tout de
suite après la fin du
traitement journalier ou durant
toute la durée du traitement?
R
:
Le blanchiment et la fumée
sont en opposition l'un avec
l'autre. Lorsqu'on veut blanchir
ses dents, on doit d'abord s'attaquer
à une cause majeure des
colorations dentaires et arrêter
de fumer. Selon notre opinion,
on ne doit pas fumer durant
le traitement et on ne devrait
pas fumer du tout.
Q : Est-ce que les femmes enceintes
doivent s'abstenir de faire
un traitement de blanchiment?
R
:
À notre connaissance,
il n'existe pas d'études
sur la relation entre la grossesse
et le blanchiment. C'est pourquoi
nous croyons plus sage de reporter
ce type de traitement après
cette période puisque
le peroxyde pourrait traverser
la barrière placentaire.
Q : Est-ce que les effets secondaires
sont permanents (irritation
gingivale)?
R
:
La sensibilité est un
signal d'alarme. C'est pourquoi
des visites de contrôle
permettent de s'assurer qu'une
sensibilité n'est pas
reliée à une irritation
de la gouttière sur la
gencive qui sera corrigée
le cas échéant.
Nous n'avons pas observé
d'effets secondaires permanents.
Q : Que faire en cas de sensibilité?
R
:
On suggère d'utiliser
du fluorure stanneux si le patient
ressent de la sensibilité
aux dents. On en applique une
quantité équivalente
à un pois sur la brosse
à dent qu'on utilise
comme de la pâte à
dent lorsqu'on enlève
la gouttière après
chaque période d'application
du gel de blanchiment.
Q
: Combien de temps devrait durer
un traitement de blanchiment
et de quoi dépend la
durée du traitement?
R
: Un
traitement de blanchiment débute
généralement par
l'arcade supérieure puisque
ce sont ces dents qui sont les
plus en vue. Pour la plupart
des cas, un résultat
satisfaisant s'obtient en trois
à quatre semaines mais
on a pu observer un gain supplémentaire
en prolongeant jusqu'à
six semaines le traitement de
l'arcade supérieure.
On doit noter qu'une amélioration
notable est souvent obtenue
après seulement une semaine
de traitement.
Pour l'arcade inférieure,
le processus est généralement
plus rapide (2 à 4 semaines)
puisque ces dents sont plus
minces et plus petites. On ne
doit pas oublier non plus que
les tissus gingivaux ayant déjà
été exposés
au gel lors du traitement de
l'arcade supérieure,
on peut d'emblée débuter
par des périodes plus
longues dès la première
semaine, pour l'arcade inférieure.
De plus, la gravité amène
le gel de blanchiment en direction
gingivale, ce qui entraîne
un blanchiment plus rapide de
la portion gingivale aux dents
inférieures.
La durée d'un traitement
de blanchiment dépend
de la sévérité
de la coloration de départ
et de l'âge du patient,
car une dent jeune répond
d'habitude plus rapidement au
traitement. Le type de coloration
influence aussi le résultat,
les colorations jaunâtres
répondent mieux que les
colorations grisâtres.
Il faut aussi considérer
la capacité du patient
à porter la gouttière
de façon régulière.
Q
: Pourquoi est-il préférable
de ne blanchir qu'une arcade
à la fois?
R
:
Le port simultané des
deux gouttières est plus
incommodant pour l'occlusion
puisque l'ouverture inter-maxillaires
est plus grande aux dents antérieures
qu'aux dents postérieures.
Ce qui peut engendrer une entrave
occusale aux dents postérieures.
De plus, cette entrave occlusale
peut déstabiliser les
gouttières et engendrer
une irritation gingivale.
Par ailleurs, en effectuant
un blanchiment simultané
des deux arcades dentaires,
on perd la référence
de la teinte de départ
des dents inférieures
et ainsi un élément
de motivation important pour
le patient.
Q
: Combien de temps faut-il attendre
pour voir un résultat?
R
:
Pour bien des patients, un changement
peut être observé
dès l'enlèvement
de la gouttière après
la première application.
Pour la plupart, on voit déjà
un changement appréciable
au bout d'une semaine.
Q
: Pourquoi avoir choisi le peroxyde
de carbamide à 11 % plutôt
qu'à 16 %?
R
:
Notre évaluation clinique
comparative de ces deux concentrations
montre un blanchiment plus rapide
durant les premiers jours avec
une concentration de 16 %, mais
après deux semaines de
traitement, les résultats
sont similaires quelle que soit
la concentration utilisée.
Ceci dit, notre choix se base
sur des effets secondaires beaucoup
moins importants avec une concentration
de 11 %.
Q
: Y a-t-il des avantages à
utiliser un peroxyde à
plus haut pourcentage?
R
:
Nous n'en voyons pas l'utilité
puisqu'on s'expose ainsi à
un risque plus grand d'effets
secondaires (irritations gingivales,
sensibilités radiculaires,
etc.) sans pour autant obtenir
de meilleurs résultats.
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